« Et je m'ennuie de toi. Comme le temps me semble long. Tout m'est insupportable, loin de toi. Et tu t'éloignes, tu t'éloignes. Je n'ai pas eut le temps d'attraper tes doigts fins pour te ramener près de moi. Chaque fois, j'ai tellement peur que ce soit la dernière fois. J'ai tellement peur de l'oubli, ma douce. Que tu oublis tout, que tu m'oublies moi. C'est si facile. Je retourne sur mes pas, et la lueur s'éteint alors en moi. Les étoiles en sommeil se réveille soudain quand le soleil leurs laisse la place. Et toi, tu n'es pas là. J'ère sur les grandes collines, puis dans les plaines ravagées par le froid. Je tremble près du lac, et m'assoupit près du saule. J'écoute chaque bruit, j'essaie en vain de trouver ton souffle, mais il n'y a ici que le bruit du vent qui frappe mes oreilles, et les oiseaux de nuits qui me narguent encore une fois. Mon pelage est devenu bien terne, et de plus en plus, l'envie de mourir ici me prend... »